Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /Jan /2009 11:46

Bon, alors que se passe t il? Je ne suis plus au Congo et même si je pourrais raconter encore plein d'histoires sur le Congo, je préfère passer à autre chose. Je n'oublie pas les ami(e)s, les gens formidables et les abrutis finis rencontrés. Qu'ils soient sympas, beaux (belles surtout), amusants, artistes, journalistes, glandeurs, humains, filous, voleurs, corrompus, frappeurs, incompétents, incultes, beaufs ou simplement racistes ils ont fait mon quotidien. Peut être le referont ils un jour...

Donc, à quoi passer? Après un bond au Qatar, où j'ai aperçu Doha derrière les vitres des voitures, sa poussière, ses chantiers, ses méga centres commerciaux, sa société qui fonctionne grâce aux étrangers, j'aurais pu commencer un blog "lecrabeauxpincesdor".

Après un passage à Fives (quartier Lillois), Sangatte, les Flandres et son boeuf carbonnade j'aurais pu écrire "coke en Flandres". Mais non!

Pour l'instant, et c'est paradoxal, j'aurais plein de temps pour raconter des histoires puisque je suis inactif. Mais en fait, c'est comme la retraite, le chomage. On ne fait jamais autant de choses que quand on bosse. Encore une fois l'économie, ou l'activité souterraine, cachée, « extralégale » n'est pas connue, valorisée alors qu'elle est plus importante que l'activité connue. C'est comme  le monde capitaliste actuel qui s'est mis dans la même situation en se déconnectant du réel et se basant sur...de l'informel. Bon ça c'est une thèse politique, elle est intéressante mais je ne l'ai pas encore bien comprise.

Je m'éloigne du Congo, donc c'est pour ça que j'arrête. Mais pas tellement en fait!



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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 17:10

Pour mon dernier week end, un camping avec des amis à la lagune yombo s'imposait. Ca ne m'aura toujours pas permis de voir d'hippopotames ou d'autres animaux. En plus, cet endroit tranquille et sauvage commence à être aménagé. Tout change, pas forcement en bien...Des cases en construction, des accès qui deviennent privés. Donc on a posé les tentes sur la plage en plein soleil entre océan et lagune. Le temps a été radieux : donc je me suis pris des coups de soleil. Voilà un souvenir qui marque! Rien d'exceptionnel, mais bientôt ce plaisir ne sera plus possible.
La semaine suivante, j'ai fais mes adieux aux amis et collègues. Parcouru une dernière fois les envoûtements, privilèges, cbest, la sanza et autres lieux qui m'étaient devenus familiers. Des connaissances m'ont même invité pour m'avoir une dernière fois parmi elles et ce ne fut pas sans surprise et sans histoires... naissantes?
Tourbillons avant départ pour tout solder, débarrasser, empaqueter et saluer. Beaucoup d'oublis, de manque et de maladresse.
Une petite fête chez un ami pour saluer les proches et savourer une dernière fois du saka saka, makayabu, foufou, n'tété et primus. Les artistes de service se sont fait un plaisir de conter, jouer et chanter des au revoir touchants.
Et bientôt un avion à prendre...





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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 19:39

Belle, intrigante, timide, bosseuse, simple, intelligente, marrante, maline, douce, …et dangereuse.

Elle n’aime pas la bière, les cons et les adieux.

Mais elle aime la sanza, la pluie, regarder les gens.
Moi.

Elle aurait pu, on l’a cru.

On s’est enlacé, on s’est manqué.

Où est la marche arrière?


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Mardi 14 octobre 2008 2 14 /10 /Oct /2008 16:18

Un petit tour de piste à Mont Kamba, voilà un truc que je n’avais pas encore fait. Pour ceux qui ne connaissent pas, aller à Mont Kamba de chez moi, c’est un peu comme aller dans le fin fond du trou du cul de la ville. Après avoir passé le quartier Nkouikou et monter sur le Mont Kamba (en fait le plateau derrière la ville) on arrive à l’immense cimetière. Je n’étais passé par là que lors de mes expéditions dans le Niari mais sans m’attarder. Ce soir là, j’ai pris la fameuse avenue bordée d’eucalyptus. Puis je me suis engagé à la lueur des phares dans la savane sur une petite piste en tôle ondulée filant entre les maisons en planches. Petit plaisir de conduite.

D’après ce que j’ai pu comprendre, des eucalyptus avaient été plantés puis, petit à petit des maisons se sont mises à pousser. Je m’attendais à trouver des maisons en planche, mais pas en dur, et encore moins aussi grandes et somptueuses que celles que j’ai aperçue. Digne de certains quartiers plus centraux.

Quasi unique point lumineux au bord de l’avenue, le nganda boucherie, méritait une pose même s’il n’a rien trouvé de mieux que de scier 5 eucalyptus pour avoir les souches comme bornes de délimitations de sa terrasse. Pose à regarder passer les taxis et bus qui jouent aux montagnes russes sur les bosses en sables de l’avenue. C’est beau, mais à subir tous les jours, ça devient scandaleux.

Après avoir honoré l’invitation qui m’avait été faite, faut pas croire, je ne suis pas allé par hasard dans ce coin perdu et savouré la tranquillité et la douceur de cette nuit de pleine lune loin des bruits citadins, retour dans la fureur de la ville.


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