Bon, alors que se passe t il? Je ne suis plus au Congo et même si je pourrais raconter encore plein d'histoires sur le Congo, je préfère passer à autre chose. Je n'oublie pas les ami(e)s, les gens formidables et les abrutis finis rencontrés. Qu'ils soient sympas, beaux (belles surtout), amusants, artistes, journalistes, glandeurs, humains, filous, voleurs, corrompus, frappeurs, incompétents, incultes, beaufs ou simplement racistes ils ont fait mon quotidien. Peut être le referont ils un jour...
Donc, à quoi passer? Après un bond au Qatar, où j'ai aperçu Doha derrière les vitres des voitures, sa poussière, ses chantiers, ses méga centres commerciaux, sa société qui fonctionne grâce aux étrangers, j'aurais pu commencer un blog "lecrabeauxpincesdor".
Après un passage à Fives (quartier Lillois), Sangatte, les Flandres et son boeuf carbonnade j'aurais pu écrire "coke en Flandres". Mais non!
Pour l'instant, et c'est paradoxal, j'aurais plein de temps pour raconter des histoires puisque je suis inactif. Mais en fait, c'est comme la retraite, le chomage. On ne fait jamais autant de choses que quand on bosse. Encore une fois l'économie, ou l'activité souterraine, cachée, « extralégale » n'est pas connue, valorisée alors qu'elle est plus importante que l'activité connue. C'est comme le monde capitaliste actuel qui s'est mis dans la même situation en se déconnectant du réel et se basant sur...de l'informel. Bon ça c'est une thèse politique, elle est intéressante mais je ne l'ai pas encore bien comprise.
Je m'éloigne du Congo, donc c'est pour ça que j'arrête. Mais pas tellement en fait!